Notre Dame de Montligeon
Notre Dame de Montligeon
« La Cathédrale dans les champs »
1ere partie : Le Père Paul Buguet et les Ames du Purgatoire
Vocation Prêtre Diocésain
Pour connaître la mission du Sanctuaire de Montligeon, il est nécéssaire de connaître la spiritualité de son fondateur, le Père Paul Buguet. Il est né le 25 mars 1843 à l'orée de la forêt de Bellême (Orne), dans une famille pauvre. Les parents de son ami de classe , le prennent en protection ; ils lui offrent le couvert. Il entend l'appel au sacerdoce en 1855. Après d'excellentes études classiques, il entre au grand Séminaire de Sées. Dans ses notes, nous lisons : « Il y a surtout trois choses auxquelles je dois tendre : la mortification, l'humilité, et l'esprit intérieur. Avec cela, j'arriverai à être un saint Prêtre » et encore : « il faut que je sois bien saint, bien pur, bien détaché de tout, des joies sensibles et de moi-même. » Il est ordonné Prêtre en mai 1865 par l'Evêque de Sées. D'abord nommé Vicaire à Sainte Honorine-la-Chardonne, il bataille avec l'administration républicaine et parvient à établir une école chrétienne qui jouira des deniers publics.
Il devient le pasteur de la Paroisse de Saires-la-Verrerie. Mais du fait de ses initiatives et de ses prises de paroles face au Protestantisme libéral, il est muté Curé à la Chapelle-Montligeon (12 km de Mortagne) dans la partie Est du Diocèse (considérée comme anticléricale à la fin du XIXe siècle). Cette bourgade, assise au pied de la forêt de Renovaldieu, en Normandie, dans le Perche, est constituée d'agriculteurs, de commerçants , de bûcherons et d'ouvriers du bois. Une petite rivière insouciante serpente aux abords des maisons grises avec au centre l'église au petit clocher poibtu (15-16e siècle), à l'aspect bien misérable.
Le 1er août 1878, il arrive dans ce village de 770 habitants, il a 35 ans. Il s'afflige de la pauvreté essentiellement matérielle de la population, si semblable à celles de ses origines. Pour reprebdre l'expression biblique, « il a vu la misère de son peuple », comme Moïse. Aussi, deux préoccupations l'animent : la recherche constante d'un travail pour ses paroissiens, qu'ils n'aient plus à quitter leur village…et le sort des défunts : prier et faire prier pour eux.
Le nouveau Curé fonde l'Association Saint François de Sales. Il réunit une vingtaine de jeunes de 16 à 18 ans dans l'Association de la Propagation de la Foi liée aux cercles catholiques d'Albert de Mun. Pour les femmes, il tente succsessivement la fabrication du jersey, de la dentelle, de la ganterie, mais l'arrivée de machines ruine ses nouvelles tentatives .
Les étapes de maturation vers l'œuvre
Le 1er novembre 1876, Auguste, frère du Père Buguet meurt accidentellement, écrasé par la chute d'une cloche de l'église de Mortagne. Cet événement l'impressionne fortement. Il s'interroge : « Et son âme ! » Peu avant, il avait confié à un ami Prêtre « qu'il se sentait commandé par une voix intérieure de fonder une œuvre pour la délvrance des âmes délaissées du Purgatoire ». Il avait reçu cette inspiration très nette au sancuaire de Saint Joseph, prés du monastère des Sœurs de la Sainte Famille à Sées. Après l'accident, il confesse : « Voilà bien un avertissement comme je tremblais d'en recevoir un. » Et à sa sacristine qui lui trouve triste mine : « Oui, les âmes du Purgatoire m'ont encore tourmentée cette nuit. » En juin et juillet 1897, il perd successivement ses deux nièces, Pauline et Marthe. La destinée des âmes dé funtes l'habite sans cesse. Dans ses méditations de 1876-1877, le Père Paul Buguet écrit : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de me bien pénétrer de cette pensée : « expiation – ah ! si je comprenais ce qu'il y a de douceur dans ce mot, je n'aurais pas de la mortification la crainte que j'en ai. J'aimerais la pénitence et elle serait pour moi une consolation… »
« Eh bien ! Pour diminuer le Purgatoire, faisons des pénitences. Pour cela, on peut tout offrir ; depuis son lever jusqu'à son coucher, toutes ses afflictions, chagrins, inquiétudes… Une conséquance à tirer de ce que le viens de méditer, c'est la nécéssité de soulager les âmes du Purgatoire, car si tout doit être expié, que penser des grandes souffrances de ceux qui n'ont obtenu leur réconciliation qu'à la mort ? Puisque l'absolution n'efface pas la peine, il est facile de comprendre combien triste est leur sort. Il faut que je travaille à délivrer ces âmes… ». Il en était là de ses réflexions, quand un signe lui est donné. Il écrit : « Depuis longtemps, j'aimais à célébrer la messe le lundi pour l'âme la plus délaissée du Purgatoire, et je m'apercevais que ces âmes m'obtenaient bien des faveurs…
une mystérieuse visite
… en mai 1884, une personne que je ne connaissais pas vint me demander de célébrer une messe à ses intentions. Son visage indiquait qu'elle était d'un âge d'environ 50 ans ; elle était alors vêtue très modestement, portant le costume d'une femme du peuple, son air inspirait respect et confiance. Huit jours après, à cette messe que le célébrais sur sa demande et selon ses intentions à 8 h et au jour indiqué, je fus surpris de la voir au bas de l'église, vêtue d'une robe bleu ciel et la tête couverte d'un long voile blanc descendant jusqu'à la ceinture.
Qui était-ce ? Je ne l'ai jamais su et personne n'a pu me renseigner à ce sujet . longtemps, elle pria devant l'autel de la Sainte Vierge. Comment et par quel endroit a-t-telle disparu ? Je l'ignore, et quoique sa présence à l'église eût à ce point éveiller l'attention , les personnes venaient à l'église pour la voir, personne n'a pu connaître par où elle avait dirigé ses pas. » Il précisera à de proches amis que cette dame inconnue l'avait remercié de « cette charité qu'il avait de dire chaque lundi la Messe pour l'âme la plus délaissée », ce qui l'avait ému, car il était , jusqu'alors le seul à le savoir.
Plus tard , la sacristine et le petit enfant de chaoeur témoignèrent : « Cette femme communia les deux fois qu'elle vint à Montligeon. La Messe finie, elle demeura là. Les heures passaient et elle ne sortait pas. La curiosité s'éveilla. On vint pour voir… Invitée au Presbytère par la sacristine de la part du Père Buguet, elle refusa par ces paroles, assez singulières : « Madame, je vous rends grâce », et elle se replngea dans ses méditations. Elle sortit enfin . Il était entre deux et trois heures. Elle repartit dans la direction de Saint-Mard-de-Reno, par le sentier des prés. Une dizaine de personne la suivaient des yeux. Elle disparut sans qu'il fut possible de savoir par où elle avait dirigé ses pas. Elle disparut tout à coup. Elle diparu comme une fumée… »
Très impressionné, le Curé écrit : « Depuis cette visite, j'étais très tourmenté et pousser intérieurement à rédigers les statuts forts simples qui devaient être la bese de l'œuvre expiatoire. » Si bien que le 3 décembre suivant, il demande à son Evêque l'autorisation de lancer une œuvre visant « à faire célébrer des messes pour les défunts, sous le patronage de « Marie Libératrice » moyennant une cotisation d'un sou par an. Il y joint sa rédaction des statuts. Mgr Trégaro déposera son cachet et sa signature le 4 octobre 1884 en déclarant au Père : « Eh bien ! Si vous ne réussissez pas , vous en aurez au moins le mérite ; et si Dieu le veut, rien n'arrêtera votre œuvre. » Monseigneur Trégaro modifie seulement l'article 2 ses statuts en mettant la phrase au plusriel : « Deux messes seront dites chaque semaine les lundis et mardi pour les âmes les plus délsisées du Purgatoire ». Le Père Buguet pouvait entreprendre son apostolat en leur faveur. Les premiers pélerinages débutent vers 1885.
Montligeon, sanctuaire marial
Les cœurs éprouvés par la souffrance et la perte d'un être cher se tournent naturellement vers leur Mère. L' Abbé Buguet choisit d'établir le siège de l'œuvre à la Chapelle de la Vierge de l'église paroissiale Saint Pierre, la plus petite des deux nefs inégales. N'y-a-t-il pas un vitrail de la Renaissance présentant la Vierge de Pitié avec l'insciption latine : « Souviens-Toi de moi » ? Il y fait placer une statue de la Vierge Libératrice. Sur son bras gauche, Marie tient son fils et de sa main droite, elle brise les chaînes qui retiennent les âmes du Purgatoire. Sur le sol, une inscription : « Œuvre Expiatoire Des Ames Délaissées du Purgatoire ». Cette petite nef devient la chapelle Notre – Dame de la Délivrance.
Dans les années 1900, il commande une statue de Notre Dame Libératrice au sculpteur romain Tadolini. Arrivée à la veille de la guerre, la statue ne sera mise en place qu'en 1919, derrière le maître – autel de la Basilique et couronnée le 19 septembre 1935. Le Père Buguet commence par passer de maison en maison, parlant avec son cœur des âmes qu'on oublie, de leur détresse, de leur attente. Et il quête : « Je vous demande un sou ! On ne refuse pas un sou , n'est-ce pas ? », il parcourt son diocése , puis les diocèses alentours.
Une expansion fulgurante
Avec l'aide de son sacrisatin, l'Abbé Buguet entreprend un travail d'imprimerie. Par des tracts, des images, il fait connaître son œuvre. Avec son curé voisin, il peut assurer la publication d'un petit bulletin de 4 pages… Au bout de trois ans, l'œuvre est connue de tous les diocèses de France, mais aussi à l'étranger où l'on traduit les feuilles de l'Association. Tabt les semaines religieuses Diocèsaibes que la grande presse se font écho de l'œuvre . Le nombre des associés explose : 2 200 en 1886, 105 000 en mai 1888 , 215 000 en 1889, et plus de 3 000 000 en 1894 ! Des offrandes et des dons divers arrivent de partout, des ex-voto couvrent bientôt les murs de la petite église. Dans chaque ville, paroisse, communanuté, pensionnat ou collège où il passe, comme dans ses voyages à l'étranger, il désigne un responsable, en s'adaptant aux réalités locales.
Le cinquième pèlerinage à lieu sur l'emplacement de la future église. La bénédiction divine, la protection de la Vierge Marie et de Saint Joseph, alliés au zèle et aux dons d'organisateurs de leur prêtre missionnaire, expliquent le développement prodigieux de l'œuvre . Le Père doit ouvrir un secrétariat ; des religieuses, des Prêtres viennent accueillir les pèlerins. Le 4 octobre 1893, le Pape encourage l'Abbé Buguet en érigeant l'œuvre Expiatoire en Archiconfrérie. Une chapellenie est officiellement établie à Montligeon. Le 19 juin 1895, Léon XIII déclare l'œuvre : « Archiconfrérie « Prima primaria » (de premier ordre), elle devient l'œuvre Mère de toutes les associations dédiées aux âmes du Purgatoire. Le Cardinal Parocchi est nommé protecteur. De 1895 à 1899, l'Abbé Buguet sillonne les routes d'Europe et d'Amérique. En 1898 une procure est établie à la Piazza del Popolo à Rome. Une chapelle latérale à la Basilique Sainte-Marie-in-Monte-Santo est consacrée à l'œuvre expiatoire. Chaque jour , l'office des défunts y est célébré et un secrétariat est mis en place. Les romains, mais aussi les pèlerins du monde entier viennent y prier pour les défunts et s'agréger à l'œuvre.
Une cathédrale dans les champs
En 1890, le Père former le projet de bâtir l'église des âmes délaissées à Montligeon. Le bulletin l'annonce aux associés. Au début de 1984, les sommes reçues s'élèvent à 50 000 francs. Le Père Buguet va demander l'autorisation à son Evêque de reprendre les travaux :
-Combien avez-vous en caisse ?
-50 000 francs
-Eh bien, mon cher Curé, quand vous aurez 100 000 francs, vous commencerez.
C'est alors qu'une bienfaitrice offre une enveloppe pour l'église, 50 billets de mille francs ! Ah ! la Providence ! Le lendemain,M ; le Curé retourne à l'Evêché…et le 22 septembre les premiers coups de pioche des terrassiers marquent le coup d'envoi de la future basilique. Vient à passer un amiral qui voyant les plans de la future église (plutôt modeste), avise le fondateur de ne pas bâtir une église sans rapport avec la grandeur de l'œuvre. Il encourage à la confiance totale pour une telle œuvre. Du fait il arrive que la caisse se trouve à sec. Ceci n'altère pas la confiance du bon Père Buguet en la Providence, par l'intercession des âmes du Purgatoire. Il se met à prier et faire prier. Parfois, il emprune pour quelques jours seulement et il rembourse ponctuellement.
La première pierre est bénite le 4 juin 1896 par Monseigneur Trégaro en présence de 200 Prêtres et de 600 personnes. En 1897, pour trouver les finances, le fondateur par quêter aux Etats Unis et au Canada. L'église sera vaste : 74 mètres de log, 32 mètres de margeur au transept , 26 dans la nef. La large façade de 33 mètres est encadrée de deux flèches qui s'élèvent à 60 mètres . L'intérieur est partagé en trois nefs bordées de 17 chapelles. Elle peut contenir 1200 personnes.
la bénédiction de l'Eglise
L'Eglise se montre très sensible pour l'extraordinaire travail du curé de Montligeon. En février 1902, par un bref, Léon XIII «nommé, établit et déclare » Prélat Romain le fondateur de l'œuvre de Montligeon, forte alors de 10 000 000 d'associés, de tous pays. Avec ses seules ressources, l'œuvre fait célébrer 210 000 messes en 1901. le 13 juin 1904, Saint Pie X nomme le Père Buguet Pronotaire Apostolique. Le 1er juin 1911, la Messe est célébrée à l'intérieur de l'église bénit la veille par Monseigneur Buguet et le 23 octobre 1916, le siège de l'œuvre est transféré del'église paroissiale à la nouvelle église.
En 1917, Monseigneur Buguet souffre d'angine de poitrine à plusieurs reprises. Espérant un climat plus clément, il se rend à Rome pour l'hiver. Il y meurt le 14 juin 1915. Le 16 novembre 1921, jour où dans le Diocèse de Sées se fête Notre Dame Libératrice, titulaire du Sanctuaire de Montligeon, le corps de Monseigneur Buguet est inhumé dans la crypte de la basilique. Au dessus de ses restes, un monument funéraire s'élève dans la première des six chapelles du côté gauche. Le 28 août 1928, 50 ans après l'arrivée de l'Abbé Buguet , 15 000 personens assistent à la consécration de l'église Notre-Dame Libératrice. Le lensemain, le Pape Pie XI lui confère le titre de Bailique Mineure avec tous les honneurs et privilèges qui appartiennent à ce titre et à cette dignité.
Outre ce premier cinquantenaire, Mgr Lemée sollicita celui de la fondation officielle de l'œuvre Expiatoire. Il sera marqué par le couronnement de Notre-Dame Libératrice. A cette occasion le Cardinal Pacelli , futur Bienheureux Jean XXIII envoya une lettre à Monseigneur Pasquet : « Inspiré par un profond esprit de Foi en la Justice de Dieu qui exige que les âmes oubliées acquittent leur dette temporelle, cette œuvre supplée à l'indifférence de ceux qui ne vivent que pour les choses de la terre et qui n'ont aucun soucis de l'Eglise souffrante. En provoquant les suffranges de toutes sortes et en particulier la célébration du Saint Sacrifice de la Messe, elle favorise parmi les fidèles l'exercice de la charité la plus évangélique dans sa forme la plus élevée et la plus urgente, et elle ouvre aux vivants eux-mêms les trésors de la Miséricorde Divine, si largement promises par Notre-Seigneur à ceux qui auront fait miséricorde. »
2eme partie L'œuvre aujourd'hui
le développement de l'œuvre
Une imprimerie
Monsieur le Curé Buguet est triste de voir se paroissiens devoir quitter le bourg pour les périls de la ville. En faisant prier pour les âmes du Purgatoire , il éprère d'alles, en retour, « le moyen de faire vivre l'ouvrier ». Le développement de l'œuvre elle-même va le lui permettre. Il y a les petites feuilles de propagande à imprimer, les bulletins… Il embauche un enfant de chœur, achète une petite machine «Abat », puis une grande … Le presbytère étant devenu trop petit, on construit des hangars dans la cour, achète des maisons… Puis en 1892, de retour de son voyage en Europe Centrale, il lance la maison des chapelains en même temps que la construction destinée à accueillir l'imprimerie qui emménagera en 1894. Il écrit : « En 1894, voulat assurer à la paroisse pour laquellej'ai travaillé de toutes mes forces un avenir de travail et de salut, ne voulant rien garder en propre, j'ai heureusement trouvé plusieurs personnes dévouées et riches qui m'ont donné la faculté d'établir et de fonder une Société Immobilière. La Société entièrement commerciale, entreprit d'aggrandir l'industrie du pays. Voyant bien que cette société marchait bien , j'en ai abandonné la présidence… » De 31 ouvriers à l'époque, cette imprimerie emploie aujourd'hui 180 personnes. Elle devient Société Anonyme de l'Imprimerie de Montligeon, et se détache du tronc commun.
La Maison des Chapelains
Encore appelée Direction Générale, c'est un long bâtiment de deux et trois étages, situé entre l'imprimerie et l'eglise. C'est là qu'en 1896, l'Abbé Buguet, quittant le presbytère, vient loger avec ses collaborateurs. C'est là qu'est le secrétariat, où arrivent des lettres du monde entier. On déchiffre, traduit, classe, toute ce courrier, avant de choisir les extraits qui seront publiés dans le bulletin de l'œuvre et les bulletins de l'eglise de Montligeon, en huit langues. DE sorte qu'une grande communion s'établit entre tous les membres de cette immense famille qui comptera jusqu'à 15 000 000 d'associés.
Les possibilités offertes aux pèlerins de Montligeon
Chaque jour, la vie du sanctuaire est rythmée par des temps d'adoration, le chapelet, la liturgie des heures : l'Office des Lectures, les Laudes, l'Office du Milieu du jour , les Vêtres et les Complies. Deux messes sont célébrées chaque jour. Une maison d'accueil liée au Sanctuaire, l'Ertmitage, offre dans un climat de calme et de paix une hôtellerie de plus de 180 lits et une cuisine familiale (jusqu'à 150 personnes). En famille, en individuel ou en groupe, toute l'année, on peut y faire des retraites, des sessions, des week(end spirituels. Ceux qui le désirent peuvent rencontrer un Prêtres ou une des religieuses du sanctuaire pour un échange persoinnalisé après un deuil… Environ 30 salariés avec les saisonniers, et une centaine de bénévoles travaillent sur les lieux.
Un centre de documentation propose des textes sur le Purgatoire, ce que dit la Conférence des Evêques de France sur le thème des funérailles, l'accompagnement des malades en fin de vie, toutes les questions actuelles concernant le respect de la vie ; avortement, euthanasie, bioéthique. Le sanctuaire tient une librairie et une bibliothèque généraliste d'environ 30 000 livres. Il vient d'éditer un livret pour accompagner la prière pendant un mois pour son défunt. L'imprimerie appartient au sanctuaire, mais elle à son PDG… elle imprime la revue « hemins d'Eternité ».
Montligeon vit de dons et de legs de personnes qui ont reçu une aide sur leur chemins et qui sont très reconnaissantes envers le Vierge Marie. Il ne faut pas oublier que Montligeon est un sanctuaire marial. Instinctivement quand on a un membre d'une famille qui est malade, on va voir la maman. Marie est la Porte du Ciel ; elle est celle qui nous conduit à Jésus. Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus disait : « Ta Face est ma Seule Patrie. » Toute une théologie du Visage, importante à Montligeon, puisque nous sommes faits pour le face à Face avec Dieu pour l'éternité. Le visage est ce qui révèle la personne ; c'est la présence de Dieu.
inscription
Toute personne peut être recommandée à la Fraternité Notre-Dame de Montligeon. Les personnes inscrites à Notre-Dame de Montligeon bénéficient des messes célébrées chaque jour dans plusieurs sanctuaires à travers le monde. Pour chaque inscription, l'œuvre reçoit une offrande individuelle et définitive. C'est la seule ressource qui lui permet d'assurer indéfiniment la fondation de messes quotidiennes voules par son fondateur. Incrire une personne au livre du « Memento », c'est accomplir un acte de Foi dans l'efficacité de l'Eucharistie et aussi un acte de charité.
Demander une Messe pour un défunt : un acte d'amour
L'Eucharistie contient tous les trésors spirituels de l'Eglise. Elle est source de sa vie et elle fait son unité. De tous temps, les fidèles, guidés par le sens de la Foi et de la Charité, apportent au Sacrifice Eucharistiqueun certain sacrifice personnel, afin d'y participer plus étroitement. En offrant leur vie, leurs biens, leur travail , la création… ils prennent part à l'offrande que le Fils, Jésus, fait à son Père.
L'offrande (financière ou en nature) n'achète pas la bienveillance de Dieu définitivement acquise une fois pour toutes par le sacrifice du plus parfait Amour de Jésus sur la Croix. Cette offrande ne peut payer la messe dont le prix est infini. En joignant une offrande à une demande de messe pour un vivant comme pour un défunt, le fidèle s'associe au plus intimement au mystère de l'Eucharistie : en manifestant un acte de Foi dans le sacrifice unique du Christ et en s'associant à la vie matérielle du Prêtre qui célèbre la Messe. C'est un acte de solidarité et de partage. Dans la communion des saints, la solidarité de l'amour existe entre les vivants et les morts qui sont tous memebres du Corps Mystique du Christ. Sur la terre comme au ciel, l'Eglise vit toujours de l'Amour de Dieu. Telle est la raison de la prière pour les défunts.
3eme partie Le Tiers Monde invisible : les âmes du Purgatoire
Propos du Père Paul Préau, recteur du Sanctuaire de Montligeon
les défunts intercèdent pour nous
Le Père Buguet voyait bien que les âmes du Purgatoire, en attente de notre prière, parce qu'elles ont besoin de ce complément d'amour et de charité comme purification pour entrer au ciel, peuvent intercéder pour nous. On sait qu'on peut prier pour les défunts, mais on dit assez peu souvent que les défunts sont en communion avec nous, dans la charité du Christ, et qu'ils peuvent intercéder pour nous. Le Catéchisme de l'Eglise Catholique, au N° 958, dernière phrase , parlant de notre communion avec les défunts dit : « Notre prière pour les défunts peut non seulement les aider, mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. » L'unique Eglise se trouve en trois états : Ceux qui sont dans la plénitude de l'Amour, bien que non encore ressuscités dans leur corps ; ceux qui sont au Purgatoire, en amitié avec Dieu, mais imparfaitement purifiés pourêtre avec Lui ; et nous, sur la terre, qui pouvons vivre déjà dans la charité de Dieu. Nous sommes en communion avec tout ce Corps Mystique de l'Eglise. Nous pouvons perdre cette charité, mais aussi la retrouver, par une vraie contrition et les sacrements de l'Eglise. Le Concile Vatican II dans la Constitution Lumen Gentium a bien souligné qu'il y a une vraie communion entre tous les membres de l'Eglise.
la grande œuvre spirituelle née du Père Buguet
Concrétement aujourd'hui, à Montligeon, on peut inscrire ses défunts, on peut s'inscrire soi-même de son vivant (si l'on craint que personne après notre mort ne prie pour nous), et on peut aussi « recommander nos défunts ». Ces défunts qui sont pris en charge par la prière quotidienne de sept messes qui sont dites dans le monde à l'intention de toutes les personens recommandées à l'œuvre de Montligeon. C'est une œuvre de charité surnaturelle, une œuvre d'entraide spirituelle pour les défunts.
Cette œuvre spirituelle s'appuie sur notre Foi en la Résurrection de Jésus, la mort n'est pas le point final ; elle s'appuie aussi sur la Foi en l'efficacité du Sacrifice Eucharistique : nous ne somems pas seuls, il n'y a qu'un seul intercesseur, le Christ, qui intercède pour nous. C'est ausii prendre en compte que le Christ ne veut pas nous sauver tout seul, mais qu'Il veut nous rendre participants, et de notre salut et du salut de nos frères. Une profonde solidarité surnaturelle se crée autour du Christ, l'unique Sauveur, l'unique Médiateur de la Nouvelle Alliance. Voilà la grande œuvre spirituelle de Père Buguet.
Mais le sanctuaire de Montligeon est aussi un lieu d'accueil et d'écoute des personnes qui ont perdus un être cher. Nous les vivants, ici-bas, nous avons besoin d'un lieu qui nous reçoive et nous écoute, pour nous permettre de cheminer dans la Foi. C'est un aspect que le Père Buguet n'a jamais sous estimé. Preuve en est le secrétariat qu'il a ouvert pour répondre aux besoins des gens. Ce n'est pas seulement pour récolter des fonds, et pour construire tout ce qu'il a fait, mais c'est aussi pour être un lieu de réconfort, de consolation et d'espérance pour ses contemporains qui vivaient des épreuves.
le Purgatoire, c'est le Feu de l'Amour qui purifie
C'est le grand trait du Père Buguet, sa catholicité dans la façon de voir cette réalité du Purgatoire. Il l'a abordé de façon pratique, parcqu'il vivait la réalité du Purgatoire. Ce qui était moins compliqué qu'aujourd'hui àù, même au sein de la Catholicité, il faut reproposer cette doctrine de Foi, c'est le Feu de l'Amour qui purifie ; ce n'est pas Dieu qui se venge, mais c'est Dieu qui sauve. C'est un acte sauveur de Dieu. Donc, l'image que nous devons avoir de la réalité du Purgatoire, c'est l'image de la Miséricorde qui tient compte de ce que nous faisons. Dieu nous rend responsable du bien que nous faisons ; il nous dit aussi qu'il nous rend responsables du mal que nous faisons. La force de la prière pour les défunts n'a jamais été démentie dans l'Eglise Catholique, ni chez les Orthodexes, ni chez les Anglicans.
Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que pour prierpour ses défunts, il y a deux aspects, d'abord il y a l'intention qui se porte vers tel ou tel défunt. Montligeon est donc une œuvre contre l'oubli. Et ensuite , une communion de charité. L'intentions qui se porte vers la personne est subordonnée au deuxième principe qui est la communion de cahrité. Prier pour les défunts, prier pour les âmes du Purgatoire, c'est s'engager nous-mêmes, les vivants, dans un mouvement de conversion, de spiritualité, de remise en cause de ce que nous faisons. Je ne
veux pas , pour moi-même, ce que je souhaite pour elles, c'est à dire vivre dans la Lumière de Dieu . si j'ai du mal à pardonner, à me libérer d'un certain matérialsime, ma prière est forcément handicapée. Prier pour les âmes défuntes , c'est véritablement entrer dans une école de prière, une école d'évangélisation, une école de vie. Ce que nous essayons de dire à montligeon, et que nous essayons d'être comme témoins.
Entrez dans la communion spirituelle invisible
C'est pour cela qu'autour du sanctuaire, l'Archiconfrérie qu'a fondée le Père Buguet est devenue une fraternité présente sur les cinq continents . Ils se regroupent en groupe de prière, dont les membres prient pour les défunts , reçoivent une formation doctrinale , et enfin essayent de vivre concrètement la charité vis-à-vis de leur prochain.
Par exemple, au Bénin, un groupe va visiter des prisonniers, un groupe au Cameroun soutient des séminaristes, au Vietnam, un groupe soutient les veuves… En France, il existe des groupes de prière de Notre-Dame de Montligeon, qui sont très présents dans la pastorale du deuil et des funérailles. Pas simplement pour assurer l'accompagnenemt des familles en deuil et la célébration des obsèques, maus aussi pour assurer un suivi après des personnes en deuil : « Votre défunt, avec vous nous le prenonsdans la communauté chrétienne , il ne tombe pas dans l'oubli. » Ce n'est pas seulement une œuvre où on lutte contre l'oubli, mais aussi une œuvre où on lutte contre l'exclusion. Les âmes du Purgatoire sont parfois exclues de notre champ apostolique. Elles font partie de l'Eglise, c'est une partie de l'Eglise qui a besoin de nous .
A Montligeon, nous somems conscients de cette mission que l'Eglise nous confie et que nous nous efforçons de vivre joyeusement. Ici, j'ai constaté que beaucoup de personnes viennent au sanctuaire après un deuil qui les rend très déprimées. Les âmes du Purgatoire sont sûres d'êtres sauvées, dans notre Foi. Elles sont à même de nous communiquer l'espérance. Une sœur à Montligeon me disait récemment : « On ne fait pas que prier pour les âmes du Purgatoire, mais on entre dans une communion spirituelle invisible mais réèles avec elles. » J'en fais moi aussi l'expérience personnelle. Voilà 9 ans que le suis là, je suis arrivé jeune Prêtre, et j'ai cru que mes supérieurs m'envoyant à Montligeon , m'envoyaient en pénitence ! Je ne comprenais pas l'intérêt de m'occuper des morts ! J'en ai demandé pardon à Dieu, je m'en suis confessé. Et maintenant, je m'en rend compte que les âmes du Purgatoire sont vraiment une famille spirituelle, faite de personnes qui ont un visage, ce n'est pas une nébuleuse, ni des esprits informes, c'est le tiers monde de l'invisible, elles ont beoin de nous. Alors je vous invite à la générosité vis-à-vis des âmes du Purgatoire.
Ce que l'Eglise propose
L'Eglise propopose d'abord de faire dire des Messes, voilà pourquoi on peut inscrire ses défunts à Montligeon. Sachez aussi qu'au moment de l'inscription , l'Eglise honore cette inscription d'une indulgence plénière. Ensuite, l'Eglise recommande la parière, la prière à Notre Dame de Montligeon, les litanies à Notre-Dame de Montligeon, il existe d'autres prières formulées par les saints, pour les âmes du Purgatoire. Enfin l'Eglise nous rappelle le rôle du jeûne ; se priver par amour pour ses frères et sœurs défunts. Souvent lorsque l'on est au Purgatoire, c'est que l'on s'est encombré sur cette terre de choses inutiles. Par le jeûne, volontairement , nous nous désencombrons de choses inutiles, pour suppléer à ces frères et sœurs qui ont besoins de nous. L'Eglise nous recommande encore l'aumôme. C'est la charité concrète et aussi la charité fraternelle. L'Eglise met aussi à notre disposition des indulgences- le Christ est l'Indulgence de Dieu-, l'Eglise en parle dans con Catéchisme (nes N° 1471à 1479). J'invte à lire en particulier ce qui concerne les indulgences dans le cadre de la Communion des Saints : N° 1474, 1475 , 1476, 1477.
Les indulgences
L'Eglise dans son nouveau Manuel des Indulgences parle d'indulgence partielle : par cette prière que je vais faire, j'obtiens la rémission partielle de la peine liée au péché. L'indulgence pléinière, par l'acte que je vais faire dans la Foi, avec les dispositions requises , notamment la confession…obtient un effacement total des peines qui sont liées au péché. Dans la Communion des Saints, il existe entre tous els fidèles, qu'ils soient sur la terre ou au Ciel, un échange d'amour et un abondant échange de bien. Et dans cet échange admirable, la sainteté de l'un profite aux autres bien au-delà du dommage que le péché de l'un a pu causer aux autres.
A Montligeon des indulgences spéciales sont accordées : indulgence plénière le jour de l'inscription, de la recommandation du défunt à l'œuvre de Montligeon, le jour des grands pèlerinages, le 2 août, jour de la Portioncule, le jour de la fête des Apôtres Saint Pierre et Saint Paul, celui de la Saint Joseph… Des gens s'incrivent de toute part dans le monde. Nous avons des secrétariats nationaux qui se sont mis en place. Par exemple en Afrique, si vous écrivez à Montligeon, on vous revoie l'adresse du secrétariat de votre pays. Vous avons dans beaucoup de pays des personnes qui sont nos correspondants locaux. C'est une fraternité qui prend déjà corps sur la terre et qui aura sa plénitude au Ciel.
l'œuvre expiatoire
« L'œuvre Expiatoire a été fondée pour subvenir aux âmes délaissées du Purgatoire et payer leur rançon . Il y a des âmes délaissées, abandonnées, des âmes oubliées et elles sont un grand nombre de par le monde. Là ou notre foi n'est pas vive, on ne s'occupe guère du mort que pour reccueillir son héritage, ou bien on se contente d'un souvenir païen, couronnes, monuments, élevés souvent pour la satisfaction et la vanité des vivants. Dans une statistique des messes demandées pour les défunts, la moyenne est dans bien des paroisses de 10 à 15 pour cent. Il y a des âmes oubliées, enlevées de ce monde au milieu de la richesse comme de la pauvreté, du milieu des campagnes, du milieu des villes, des morts tombés sur les champs de bataille, dans les hôpitaux, les contrées étrangères ou païennes .
L'Eglise a pitié de ces âmes du Purgatoire, chaque jour , elle prie pour elles, et à notre époque d'indifférence religieuse trop générale, elle a voulu l'œuvre Expiatoire pour les oubliés du Purgatoire : elle a vu combien étaient les pénitences étaient diminuées ; plus de jours de pénitence, mais la jouissance voulue par tous… Bien des âmes tombent dans le Purgatoire par une satisfaction incomplète. Dieu a suscité l'œuvre Expiatoire dans un modeste village de la vielle France, village éloigné des villes et caché par les forêtes du Val-Dieu, dans un pli des collines du Perche. Je ne crains pas de dire : Dieu a suscité cette œuvre, j'en ai pour garants ses modestes débuts, sa faiblesse même. N'est – ce pas par ce qui n'est rien que Dieu fait ses œuvres ? ».
(Père Buguet)
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Sanctuaire Notre Dame de Montligeon
61 400- La Chapelle- Montligeon
Texte extrait du journal Stella Maris, N°408-409 de Novembre et décembre 2004
Prière à Notre Dame Libératrice de Montligeon
Notre Dame Libératrice, prends en pitié tous nos frères défunts, spécialement ceux qui ont le plus besoin de la Miséricorde du Seigneur. Intercède pour tous ceux qui nous ont quittés afin que s'achève en eux l'œuvre de l'Amour qui purifie. Que notre prière unie à celle de toute l'Eglise leur obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte ici-bas consolation et réconfort à nos frères éprouvés et désemparés. Mère de l'Eglise, aide-nous, pèlerins de la terre, à mieux vivre chaque jour notre passage vers la Résurrection . Guéris-nous de toute blessure du cœur et de l'âme. Fais de nous dese Témoins de l'invisible, déjà tendus vers les biens que l'oeil ne peut voir, des apôtres de l'Espérance semblables aux veilleurs de l'aube. Refuge des pécheurs et Reine de Tous les Saints, rassemble-nous tous un jour, pour la Pâques éternelle, dans la maison du Père. Par Jésus, le Chrsit, notre Seigneur. Amen .
Notre Dame Libératrice, priez pour nous et les âmes et du Purgatoire, spécialement pour celle qui en a le plus besoin.

Commentaires
therese le 06/08/2008 à 21:41:16s'il vous plait j'aimerai recevoir des la priere du chapelet pour les ames du purgatoires
merci
Ancillia site : http://chez myosotis oldi blog | le 08/04/2008 à 00:01:47
merci pour votre site qui est d'un tres grand reconfort et un signe d'ésperance d'un autre monde,étant née protestante ,je pense qu'il faut quand meme un purgatoire,car Dieu étant misericordieux,Il ne peut pas envoyer en enfer des pauvres ames,cela se tiens qu'il y aie un endroit pour se purifier de ses péchés meme si la bible n'en parle pas!mon époux y croit au pugatoire ,il est aussi né protestant,encore merci pour votre joli site