Spiritualité Chrétienne

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Neuvaine à Notre Dame du Perpétuel Secours

 Neuvaine à Notre Dame du Perpétuel Secours


Pour les causes difficiles et désespérées


Notre Dame du Perpétuel Secours

Fête le 23 octobre


L'histoire de cette Icône est pleine d'intérêt. Vénérée en Crète depuis longtemps, elle fut apportée à Rome vers la fin du XV e siècle, par des marins crétois fuyant les Turcs. Le navire qui la transportait fut sauvé d'une terrible tempête par l'invocation de Marie sous son vocable de Notre Dame du Perpétuel Secours. Placée dans l'église Saint Matthieu, près de Sainte Marie Majeure, elle y fut, par les soins des Religieux Augustins, l'objet d'un culte très populaire, récompensé par de très nombreux et extraordinaires miracles, durant plusieurs siècles. Pendant les troubles de la Révolution de 1793, la Sainte Icône fut cachée et très vite oubliée. Dieu permit qu'elle fut retrouvée de manière miraculeuse en 1865, après plus de cinquante ans d'oubli, et concédée aux Père Rédemptoristes, qui l'intronisèrent solennellement dans leur église Saint Alphonse de Ligori, bâtie sur les ruines de l'ancienne église Saint Matthieu, le 26 avril 1866 ; et l'année suivante elle fut couronnée en des fêtes splendides . – Depuis cette époque, la dévotion à Notre Dame du Perpétuel Secours a pris un essor extraordinaire, grâce au zèle des fils de Saint Alphonse de Ligori et aux innombrables miracles obtenus dans le pieux sanctuaire, célèbre et désormais, étape incomparable pour tout pèlerin se rendant à Rome. Les zélés missionnaires aimaient à répandre partout, dans leurs missions, les images, les médailles et les brochures de la Vierge secourable, et ils quittent peu de paroisses sans l'y avoir intronisée. L'Icône, peinte sur bois et sur fond d'or, comme presque toutes les icônes orientales, est de style byzantin, la tradition l'attribue à l'Evangéliste Saint Luc, qui selon la tradition aurait peint une icône de la Vierge, et mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge de type «vierge de la Passion », y apparaît avec l'Enfant Jésus ; leur front porte une auréole d'or. Deux anges : Saint Michel et Saint Gabriel, présentent à Jésus, qui en paraît effrayé, les instruments de Sa Passion, et la Sainte Vierge regarde avec une douleur calme et résignée.


(texte extrait de « La Vie des Saints » de l'Abbé L. Juaud, Editions Mame, 1950)


Neuvaine à Notre Dame du Perpétuel Secours


Prière à dire chaque jour


O Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, je Vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu ; dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés , dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort. Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à Vous ; car je suis sûr que, si je Vous invoque fidèlement, Vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, celle de Vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne Votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô Tendre Mère et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. Amen.


Premier jour


O Mère du Perpétuel Secours, combien j'aime à venir au pied de Votre Image miraculeuse ! Toujours, elle éveille en mon âme les sentiments de la confiance la plus vive et la plus filiale. Entre Vos bras, je vois Jésus, mon Sauveur et mon Dieu. Il est le Tout Puissant, le Maître absolu de la vie et de la mort, le Dispensateur Souverain de tout bien et de toute grâce. Et Vous êtes Sa Mère ! Vous avez donc tout droit pour Lui demander et tout droit pour en être exaucée. Il a prouvé d'ailleurs qu'il ne sait ni ne veut rien Vous refuser. Je m'adresse donc à Votre Toute Puissante intercession, ô Mère de Jésus, et Vous supplie de m'accorder pendant cette neuvaine, la grâce… (formuler ici les demandes de la neuvaine) : Je Vous prierai avec confiance, persuadé que Vous prierez pour moi.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Deuxième jour


O Mère du Perpétuel Secours, en ce Jésus tout tremblant que Vous serrez contre Votre Cœur, Vous ne voyez pas seulement le Fils de Dieu, Votre Fils et notre Frère, mais aussi tous les hommes devenus, par la Volonté de Dieu et par Votre Fiat, vos véritables enfants. Vous n'oubliez pas la scène du Calvaire, où par une divine substitution, Votre Jésus expirant Vous a demandé de Le retrouver en chacun de nous. Ce Jésus donc qui accourt de jeter dans Vos bras, effrayé par la perspective de la Croix, et qui recherche auprès de Vous défense et consolation, c'est toute âme qui souffre, c'est mon âme qui vient en ce moment faire valoir ses droits à Votre Tendresse et à Votre Protection. O ma Mère, avec cette simplicité, je viens Vous dire combien je suis heureux d'être Votre enfant, combien grand est mon amour pour Vous. Je viens aussi Vous exposer ma demande ; Vous la connaissez, ô ma Mère, exaucez-moi.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Troisième jour


O Mère du Perpétuel Secours, oui, j'aime à contempler Votre Image bénie. Elle me parle avec éloquence de toutes Vos grandeurs. J'y vois inscrit Votre titre glorieux de Mère de Dieu ! J'y vois l'Archange Saint Gabriel, le Divin Ambassadeur qui Vous salua « Comblée de grâce ». J'y vois l'Archange Saint Michel, dont la présence nous rappelle que Vous commandez au Milices Célestes. En Votre main, Vous tenez les mains du Roi des rois. Tout cela me redit que Vous êtes la Femme bénie entre toutes, le plus bel Ornement de l'univers, la Créature seule jugée digne de devenir la Mère du Verbe Incarné. Vous êtes l'Immaculée, la Toute Sainte, le Chef d'œuvre du Très Haut, l'Abîme de toute perfection. Vous êtes la Reine du Ciel et de la terre. O Mère Admirable ! Je me plais à proclamer Votre Sainteté et Vos gloires. Loin de m'effrayer, Votre incomparable grandeur ne fait qu'augmenter ma confiance : si Dieu Vous a faite si Sainte et su Puissante, c'est pour notre salut, et si Vous Vous réjouissez de Vos divins privilèges, c'est qu'ils Vous permettent de mieux nous secourir. O Mère Incomparable, accordez-moi la grâce que je sollicite de Votre Puissance Souveraine.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Quatrième jour


O Mère du Perpétuel Secours, Votre Douce Image sourit à nos cœurs d'exilés. Vous nous y apparaissez comme la Tige sacrée sur laquelle s'épanouit la Fleur se Toute Pureté et de Toutes Vertus, Votre Jésus. Offert ainsi par Vos mains maternelles, Il gagne plus suavement l'amour de nos cœurs. Sur Votre front, je vois briller une étoile radieuse. N'êtes-Vous pas, en effet l'Etoile du Matin, qui nous annonça le Jour du Salut et de la Rédemption, et nous promet le jour sans déclin de l'Eternité Bienheureuse ? N'êtes-Vous pas l'Etoile de la Mer, qui fait rayonner l'espoir au sein des plus noires tempêtes ? O Mère Aimable, combien Vous nous rendez plus léger le fardeau du devoir, et suave le joug de Jésus Christ ! Aussi, Votre souvenir me met la joie au cœur ; Votre Nom seul ramène la paix dans mon âme si inquiète. Laissez-moi Vous redire toujours : ô Mère si digne d'être aimée, je Vous aime ! Par Vous et avec Vous, j'aime Votre Divin Fils ! O notre Espérance, exaucez-moi !


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Cinquième jour


O Mère du Perpétuel Secours, je trouve en Votre Sainte Image, un autre pressant motif : celui de toujours espérer en Votre Miséricordieuse Bonté. Vous Vous y montrez comme la Mère des Douleurs. C'est Jésus, Crucifié dans Son Cœur avant de l'être dans Sa Chair, que Vous étreignez dans Vos bras. La vision douloureuse des instruments de Sa Passion le fait frémir ; Vous souffrez avec Lui et ce fut là le martyre de toute Votre Vie. Je comprends dès lors l'excellence de Vos Mérites, la réalité de Votre titre de Rédemptrice des hommes et la Toute Puissance de Votre intercession auprès de la Justice Divine. Comme Vous, ô Marie, je compatis aux souffrances de Votre Fils, et, comme Lui, je compatis à Vos maternelles souffrances. Ma compassion est d'autant plus vive que ce sont mes péchés qui, en attachant Jésus à la Croix ont torturé Votre Ame si aimante. Aujourd'hui, c'est au nom de Vos Douleurs que je Vous prie. Donnez-moi la contrition de mes péchés et le courage de les éviter. Daignez aussi agréer favorablement la requête que je Vous adresse en cette neuvaine.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Sixième jour


O Mère du Perpétuel Secours, Votre touchante Image me le dit : Vous avez souffert, et même beaucoup souffert. Parce que Vous êtes bonne et que Vous êtes notre Mère, la souffrance Vous a faite compatissante à nos peines ; d'autant plus que, Vous ayant coûté d'avantage, nous Vous sommes plus chers. Cette compassion à notre égard, je la vois dans Vos yeux empreints d'une piété attendrie, qui se fixent moins sur Votre Divin Fils que sur Vos pauvres enfants de la terre. Qu'il est doux à l'âme accablée de rencontrer un cœur ami et qui sait compatir ! Mais quand ce cœur est Celui d'une mère, et d'une Mère telle que Vous, c'est la suprême consolation de la vie. A Vos pieds donc, je viens reprendre courage, ô Mère Compatissante ! Je suis sûr que Vous n'abandonnerez pas Votre enfant. Entendez le cri de ma misère, dites à mon âme la parole qui console et accordez-moi les faveurs que j'implore de Votre Bonté.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Septième jour


O Mère du Perpétuel Secours, je m'adresse à Vous parce que c'est à Vous que je dois demander et que c'est Vous qui devez m'exaucer ; Vous êtes la Trésorière du Cœur de Jésus, qui veut que toute grâce passe par Vos mains maternelles. Votre Image me rappelle que Vous êtes la Mère de Jésus, la Mère des Douleurs, et que Vous êtes ma Mère. Mère de Jésus, Vous disposez de Ses Mérites et de Son Cœur. Mère des Douleurs, Vos souffrances ont constitué le trésor de la Rédemption. Mère des hommes, Vous avez accepté l'obligation de nous venir en aide. Oui, je le sais, une âme protégée par Vous ne peut pas être abandonnée de Dieu ni se perdre et une âme fidèle à Vous invoquer est sûre de Votre Protection. C'est donc avec assurance que je recours à Vous. Obtenez-moi la fidélité à Votre Service, gage de persévérance et de salut ; obtenez-moi aussi la faveur que, durant cette neuvaine, je sollicite de Votre Maternelle Tendresse.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Huitième jour


O Mère du Perpétuel Secours, un sentiment de crainte envahit parfois mon âme. Vous êtes, il est vrai, puissante et bonne : cependant, lorsque je songe à ma misère, je tremble, et je me trouve même audacieux d'oser m'adresser à Vous et implorer Vos faveurs. Mais Votre douce Image semble me dire : « Confiance Mon enfant ! Ne suis-Je pas la Mère de Miséricorde qui cherche non des mérites à récompenser mais des maux à guérir ? Mon titre de Mère du Perpétuel Secours ne proclame-t-il pas que je dois soulager toute misère ? » C'est donc à Votre Clémence que je fais appel en ce jour, ô Marie ; ma confiance repose toute sur Votre indulgente et compatissante Bonté. A Vous de me protéger, de me secourir, de me consoler.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 


Neuvième et dernier jour


O Mère du Perpétuel Secours, me voici au terme de cette neuvaine, où chaque jour, je suis venu me prosterner à Vos pieds. Aujourd'hui plus que jamais, ma supplication monte vers Vous, ardente et confiante. Je ne puis en douter, Vous avez entendu ma prière : Vous m'accordez ou ce que je demande ou une grâce plus précieuse encore. Par Votre Fils, par Vos Douleur, par Votre Amour si Miséricordieux, et surtout par Votre titre de Mère du Perpétuel Secours, exaucez-moi ! oh ! Oui, ce titre de Perpétuel Secours me dit qu'il m'est permis d'insister, que je puis, que je dois toujours compter sur Votre assistance : à toutes les heures de ma vie, dans tous mes besoins, dans tous mes dangers, dans toutes mes peines, pour toutes les grâces qui me sont nécessaires. O ma Mère, ma confiance est si grande que dès maintenant je Vous dis merci ! Merci pour les grâces du passé ; merci pour celles que j'attends de Votre Inépuisable Amour. Oui, je Vous prierai jusqu'à mon dernier soupir, en attendant, en attendant que je puisse, dans le Ciel, Vous aimer, Vous louer et Vous remercier éternellement.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Cum permissu superiorum



21/10/2007 8 Poster un commentaire

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